Veuch

Web-Culture Veuch

Cet artiste belge ne craint pas les frontières. Un bout de mur à graffer ou la décoration d’une mini couper ne font aucun mystère pour lui. Le voici déja à la conquête d’une tongue et d’un pouf… De son trait fin, Veuch nous promet une très juste caricature de regards et d’expressions.

Ma curiosité me pousse à te demander, que veut dire ton pseudo « Veuch » ?

Cela veut simplement dire « cheveux », il y a quelques années je portais une afro. Je ne passais pas vraiment inaperçu avec cette coupe. Je me cherchais un nouveau « pseudo » pour le graffiti, c’est venu comme ça. C’est simplement un surnom que personne ne porte, qui fait référence à une anecdote, rien de très philosophique.

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Il est toujours intéressant de savoir où les créateurs puisent leur savoir, quel est ton parcours, et quel est ton statut ?

J’ai étudié la communication graphique dans une école d’art, puis j’ai travaillé un peu dans la pub. Par la suite, je me suis doucement orienté vers le statut de freelance. Cela me permet d’être relativement libre, d’avoir mes propres clients et surtout de développer un travail plus personnel.

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On peut voir tes dernières réalisations sur ton blog, Internet est un bon moyen pour toi de t’exposer ?

Honnêtement, 90% de mes clients ont pris connaissance de mon travail via internet (www.veuch.be). C’est véritablement devenu un outil indispensable de communication. Néanmoins ce n’est pas « magique », c’est un média efficace mais qui ne porte pas ses fruits du jour au lendemain. Il ne suffit pas d’avoir un site, il faut le faire vivre, le promouvoir.
Internet m’a également permis de nouer beaucoup de contacts avec d’autres artistes, graphistes, etc…

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De la peinture sur toile au graffiti, comment passes-tu de l’un à l’autre ? quel est ton medium favori ?

L’approche est relativement la même. J’ai appris à peindre via le graffiti (superposition de couche, recouper mes traits, couleurs…), j’applique la même manière de travailler sur toile. J’essaie également de construire la composition de la même façon.
Avec le graffiti, j’essaie tant que possible de faire participer le support, jouer avec les défauts du mur. C’est moins possible avec une toile. Avec la toile, je peux jouer sur de très petits détails. Le rendu est différent, il permet de pousser très loin une création. Ce sont deux médias qui me plaisent, qui me tiennent à coeur.

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Tu as récemment accepté de poser ta griffe sur des sneakers et des tongues pour la marque Cool Shoes corp, comment s’est passé le travail sur un support en 3D, et que tires-tu de cette collaboration ?

Ce sont des contrats pour lesquels j’ai eu très peu de contraintes (nombre de couleurs, aplats). Cool Shoes Corp souhaitait vraiment me laisser quasi carte blanche pour développer leur collection artiste.
J’ai toujours apprécié travailler sur différents supports. Cela permet de diffuser son travail vers des personnes très différentes. C’est une approche similaire à celle du graffiti: promouvoir son travail dans un maximum de lieux, ne pas le réserver aux galeries, sortir des circuits fermés.

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Pour rester dans le rapport avec la surface assez originale, Mini Cooper Brussels, t’a proposé de repeindre une de leurs voitures, plutôt sympa comme idée, peux tu nous parler de cette expérience ?

Comme pour les sneakers, j’ai eu totale carte blanche. Les employés de Mini Cooper Brussels ont roulé avec cette voiture tout l’été.
Ce n’était pas un support forcément évident à peindre, mais je me suis beaucoup amusé.

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Quels sont tes projets en cours ?

Je prépare une expo à Paris pour le mois de novembre avec Melle ChatChat cette expo opposera nos deux styles totalement différents sur la même thèmatique: le personnage.
Je travaille également sur plusieurs illustrations personnelles en mélangeant les techniques.
Et toujours différents projets/clients en cours.

www.veuch.be
www.myspace.com/chatpercher

Interview Laure Delahaye

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