The Feebles

Web-Culture The Fleebles

Collectif composé de deux graphistes/illustrateurs Nantais. Comment ces deux individus expriment-ils leurs univers dans un travail commun ? Qu’est-ce qui les poussent à expérimenter le collage dans la rue ? La complexité des supports tels que le mur ou la toile ne leur fait pas peur ! Mais bien sur, il n’est pas question ici de différencier le travail de Gaëtan et Anaël, c’est d’ailleurs d’une même voix qu’il répondent à nos questions.

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Quel est votre parcours à tous les deux ?

Le même, tout simplement… Non mais plus sérieusement, par les bons conseils de nos professeurs d’arts plastiques respectifs, nous nous sommes retrouvés dès la seconde au lycée la Joliverie à Nantes pour commencer trois ans de « Brevet de technicien dessinateur maquettiste ». Cette école nous a apporté les bases et surtout la passion du graphisme et de l’image en général. Malheureusement, aujourd’hui, elle n’existe plus (tant pis pour vous, jeunes jedi !).
Diplôme en poche, nous rentrons à l’école Sépia-Brassart, de nouveau pour trois ans à Nantes. Cette formation plus professionnelle nous a permis de perfectionner nos outils de tous les jours, l’informatique et les logiciels « Adobe » plus particulièrement. Nous avons également appris les différentes étapes de la chaine graphique ou encore les subtilités de la typographie, ce qui est essentiel dans notre métier. Ces six années d’études avaient aussi comme but de nous enseigner un aspect plus manuel dans la technique, finissant nos maquettes au rotring ou à la gouache à des heures pas possible… Cette absence de « pomme z » nous a appris la rigueur de l’exécution et le plaisir du travail bien fait.
Aujourd’hui, on n’a pas vraiment envie de se lâcher la grappe et par un hasard plus ou moins maitrisé, nous nous retrouvons dans la même agence nantaise, Balthazar Communication, comme graphistes créatifs depuis déjà plus de deux ans.

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Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Au lycée. Nous avons bien sur d’abord été amis, nous retrouvant dans nos délires, nos centres d’intérêts. Arrivés à Sepia, on s’est mis en collocation. Du coup le travail en binôme est venu spontanément. On s’est aussi fait embarquer dans divers projets d’expositions ou d’illustrations, chaque expérience nous motivant encore plus à continuer cette cool-aboration !

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Pouvez-vous présenter « the Feebles » et quelle est la place de chacun de vous deux ?

The Feebles c’est donc le fruit de cette amitié et du plaisir qu’on a à travailler ensemble. Notre binôme s’est créé le plus naturellement possible sans se forcer à quoi que se soit. Ensuite, dans le travail, on se complète assez facilement, même si notre œil est attiré par le même style graphique. On a quand même chacun une patte différente, l’un jouant sur la finesse du trait dans ses ornements, l’autre alliant typo et personnages. Notre but étant d’avoir une démarche cohérente.
Souvent, quand on commence une toile par exemple, on voit d’abord ensemble l’idée principal ou le thème que l’on veut mettre en avant. Après c’est encore une fois un jeu d’échange, l’un commence et l’autre enchaine par dessus ou à côté. Ce que l’on recherche c’est vraiment ce mélange des « goûts et des couleurs » et au final, de nous surprendre l’un l’autre.
C’est aussi une confiance que l’on met en place. Laisser l’autre reprendre ce que l’on vient de faire n’est pas toujours facile.

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Travaillez-vous en freelance ou plutôt en agence ?

Depuis plus de 2 ans, nous travaillons dans une agence nantaise, Balthazar Communication. Mais tout projet qu’on peut nous proposer en dehors de l’agence est bon à prendre : c’est toujours sympa de se tester sur d’autres terrains. La plupart du temps, ces projets restent plutôt artistiques contrairement au travail plus institutionnel en agence de communication.

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Que vous apporte cette décision ?

Le travail en agence nous enrichit énormément par la diversité des clients et leur exigence, la rigueur du milieu de la communication et surtout par le travail en équipe. Nous avons encore beaucoup à apprendre, c’est pour ça qu’on continue d’évoluer en agence.
Mais rien ne nous empêche d’aller tripper ailleurs, sur des planches de skate, des magazines culturels, dans des expositions collectives, ou encore sur des bouteilles de Noix de coco ! C’est ce qui nous fait le plus vibrer et c’est de toutes façons vers ça qu’on espère évoluer un jour.

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De l’illustration au street-art il n’y a qu’un pas ?

Nous avons gentiment commencé avec nos crayons et nos pinceaux, rien d’urbain là dedans. Mais on s’est essayé au jeu de l’art de rue, notamment par des grands collages de portraits de nos potes dans les rues de Nantes. Ça nous a d’ailleurs fait une bonne pub : le magazine Kostar nous a demandé de créer des portraits pour leurs pages et le festival Electroni[K] nous a laissé coller une quinzaine de portraits des figures de la musique électro sur les salles de concerts rennaises. C’est vrai que notre univers graphique est très inspiré du street-art.

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D’où puisez-vous votre univers ?

Grain Edit, Naïve, les Pubs vintage, Alexöne, Chrisitian Guémy, Dan23, Cody Hudson, Jeff sôtô, Niark1, Amose & Eroné, Hello monster, Tougui, Les jeanclode, ilk, les blogs, le skate, le(s) vélo(s), la musique, les bucherons, le bois, the Berg Sans Nipple, Peter Broderik, Bonobo (cho en live !!), Gui Boratto, Empire of the Sun, Moderat, une bonne Delirium, Neeko la mascotte, la librairie L’index, les tee-shirts et les chemises, un bon sofa, les festoches, ta maman et plein d’autres choses…
En ce moment, on s’essaye plus dans un style « vintage », un esprit plus naïf et épuré des années 60. On fonctionne souvent comme ça, au coup de cœur du moment et c’est pour ça que dans nos créas on ne retrouve pas forcément un style bien précis.
C’est en puisant un peu partout qu’on trouve notre inspiration, en particulier dans la musique qui est vraiment un moteur de recherche créative.

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Vous avez collaboré avec Niark1 sur le design de bouteilles de Malibu, comment s’est passée cette rencontre créative ?

On a d’abord été super content ! C’est surtout un grand honneur pour nous d’avoir collaboré avec Seb (Niark1) sur ce projet. Pour nous, il fait partie de ces artistes qu’on admire par leur style et surtout par leur production qui est dingue. Malheureusement, on n’a jamais pu se rencontrer : lui sur Paris et nous sur Nantes, c’était pas évident. Donc on a échangé par téléphone et par le net. Mais on aimerait bien faire une autre collab à 6 mains sur une toile par exemple ou un autre projet (Seb, on s’appelle !). A suivre…
En tout cas, en ce qui concerne le résultat, on le trouve plutôt harmonieux : on a tous utilisé des pictogrammes mais dans un style qui nous est propre, ce qui permet une certaine cohérence quand on regarde les deux bouteilles. On a été au final agréablement surpris de voir que ses couleurs foncées tranchaient vraiment avec nos couleurs claires. Le jour et la nuit font un beau mix !

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Quelle place prend Internet dans la diffusion de vos travaux ?

On fait complètement partie de la génération « virtuelle ». Comme tout le monde le sait, internet est un média planétaire qui permet une diffusion presque instantanée de n’importe quel contenu. Tout le monde peut créer, diffuser, échanger, et ça dans une démarche d’autopromotion super simple. Sans cet outil primordial, un bon paquet de projets et de rencontres créatives nous serait passé sous le nez. Fotolog, Myspace, Behance, Flickr, Blogger, Facebook, nous pensons que tout outil est bon à prendre pour la diffusion de nos travaux et tout ce déballage virtuel ne fait qu’accentuer le plaisir d’être publié dans de vrais livres ou magazines… Le fait de diffuser par le web nous a aussi amené à beaucoup utiliser la photographie numérique pour la mise en valeur de toutes nos productions et de notre univers en général. Et c’est d’ailleurs devenu un réel plaisir de shooter !

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Quels sont vos projets en cours ?

Pour l’instant… des vacances !
Non mais autrement on a créé un design de skateboard pour la marque nantaise « Playart » qui sort cet été avec tee-shirts et stickers. On a également en projet une expo qui aura un thème ou un code couleur bien précis et pourquoi pas avec d’autres personnes ?
En ce moment, on échange pas mal d’idées qui nous chatouillent l’esprit comme une autre session collage dans les rues de Nantes mais en version XXL… à suivre donc. On a envie de passer également plus de temps sur nos toiles car l’ordi c’est bien… mais ça pique les yeux.
Et puis continuer à bloguer des conneries, prendre des photos et rire !

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Comment verriez-vous évoluer vos créations dans l’avenir ?

Alors là aucune idée… mais ensemble, c’est une certitude.

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BLOG
http://thefeebles.blogspot.com

Interview Laure Delahaye

1 Comment

  1. […] Ce billet était mentionné sur Twitter par Laure Delahaye et Laure Delahaye, Web Culture. Web Culture a dit: ITW de The Feebles : Collectif composé de deux graphistes/illustrateurs Nantais http://www.webculte.fr/2010/07/26/the-feebles/ […]

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