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De la découverte du light-painting, à la rencontre d’un savant mélange entre chorégraphie et calligraphie. Écriture/Image, terme grec aussi ancestral et surtout la base de notre communication, Julien Breton aka Kalaam, en joue avec finesse. Mieux encore il n’hésite pas à créer une certaine forme de typographie qu’il lui est nécessaire pour s’exprimer. A cette évocation, on pourrait se représenter l’éphémère, loin s’en faut ! Le travail collaboratif, allié aux nouvelles techniques de photos et vidéos, promettent l’incroyable projection virtuelle…

Quel est ton parcours, comment es-tu passé de la calligraphie sur papier au light-painting ?

J’ai commencé la calligraphie sur papier en 2001. Influencé par les calligraphes arabes contemporains, j’ai développé un alphabet latin s’inspirant des courbes et flexions de l’écriture arabe. Elle me permet de composer des calligraphies en Français, similaires à l’esthétique aérienne et fluide de la calligraphie arabe.
L’écriture arabe étant pour moi d’une telle force et d’une telle beauté que je souhaitais dresser un pont entre elle et l’écriture latine.
A cela s’est ajouté ma passion pour le rap et la philosophie, dont je m’inspire pour le choix des phrases ou des mots calligraphiés.
Mon passage de la calligraphie sur papier au light-graff est du à ma rencontre avec le photographe Guillaume J. Plisson du collectif Libre-arbitre. Il m’a contacté en 2006 pour essayer le procédé et ce fût une vraie révélation.

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Quels sont tes outils de travail pour la lumière et avec qui travailles tu pour la photographie ?

J’utilise différentes lampes suivant les conditions : intérieur, extérieur, forte luminosité ou au contraire noir complet. Chaque lampe aura son utilisation spécifique. Les néons sur piles lorsqu’il fait noir, les lampes puissantes munis d’une cinquantaine de diodes pour les lieux fortement éclairés… Toute lampe peut servir, cela dépend de l’effet recherché. Je change la couleur des lampes grâce à des gélatines de couleurs et je les modifie un peu pour récupérer le biseau nécessaire pour réaliser des calligraphies.
Je travaille avec différents photographes (Guillaume J. Plisson, Sébastien Marqué, Eric Fohran…) ou seul, cela dépend. L’échange avec le photographe permet de dynamiser la créativité, mais aussi permet à chacun de se consacrer seulement à sa tâche. L’un à la photographie et l’autre à la gestuelle et à la composition.

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Photo : G.J. Plisson

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Photo : Kalaam

Un lieu que tu rêves de calligraphier ?

Le désert… Ou refaire une photographie avec un éclair…

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Photo : G.J. Plisson

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Un vrai travail de chorégraphe, comment est-ce que tu te situes dans l’espace ?

Ah ça, même pour moi c’est mystérieux ! Le cadre photographique détermine un espace. Je réalise ensuite une première photographie pour avoir un premier rendu. Grace à l’écran de visualisation des appareils photo numérique, je vois le résultat comme lors d’un brouillon sur une calligraphie papier. Ensuite je modifie au fur et à mesure la composition en plaçant des repères au sol comme pour de la danse. La succession de tentatives permet d’assimiler la chorégraphie et d’affiner le geste. Pour le travail en 3 dimensions, c’est plus compliqué car le rendu final de la photographie est en 2 dimensions. Il faut donc faire attention à travailler correctement les perspectives de la « sculpture lumineuse calligraphique » pour que la sensation de volume apparaisse.

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Photo : Kalaam

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Tu as participé en décembre 2008, à La Fêtes des Lumières organisée par la ville de Lyon, peux-tu nous parler de tes performances vidéo ?

Nous avons réalisé 4 jours de performance avec le graffeur Brusk, Le photographe Guillaume J. Plisson et le compositeur Supa-Jay à cette occasion. Place Bellecour, nous avons réalisé en live des calligraphies ou des graffitis lumineux qui étaient instantanément projetés sur écran géant.

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Photo : G.J. Plisson

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Quelle est ta prochaine performance ?

En calligraphie lumineuse, le 16 mai à Saint-Amand-les-eaux à l’occasion de la nuit des musées et du Mai de la calligraphie.
Et aussi le 20 mai à l’occasion des 10 ans de Radio Prun’, nous réalisons une performance pour présenter le système inédit de calligraphie virtuelle temps réel développé par les Digital Slaves (www.digital-slaves.com). Un bâtiment de 23 sur 7 mètres calligraphié…

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Photo : G.J. Plisson

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kaalam.free.fr

Interview Laure Delahaye

2 Comment

  1. […] Les performances de lightpainting n’existent pas sans photographie, c’est ici qu’entre en jeu Guillaume. Guillaume J. Plisson, photographe co-fondateur du collectif Libre Arbitre. Depuis plus d’un an et demi il travail uniquement avec le graffeur Brusk. Il a aussi collaboré avec Kaalam, voir l’interview de mai 2009 […]

  2. Bonjour,
    un vendredi après-midi une classe de 6ème avait fait une visite au Pouliguen . On vous avait vu calligraphier le mot beauté et le mot magie. Pouvez-vous nous envoyer l’alphabet?
    Merci

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