Elsa Cha

Web-Culture Elsa Cha

Elsa Cha… Joli nom d’artiste, simple, remplit de douceur et de poésie. Cha : qui n’est pas s’en rappeler également le félin que l’on apprécie beaucoup pour la liberté qu’il dégage…
Une liberté que l’on retrouve mise à nue dans le travail d’Elsa. Après 5 années d’études aux Beaux-Art de Paris avec un diplôme à la clef en 2005 cette jeune artiste vivant à Montreuil (région parisienne), et également lauréate du prix Keskar en 2006. Représentée par la célèbre Galerie Claude Samuel à Paris, elle a bien voulu répondre à quelques questions afin de nous présenter son énigmatique et puissant travail.

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J’ai découvert ton travail quand tu as participé au concours de customisation Dr Martens / Myspace, peux tu nous dire ce que tu as fait pour en arriver là ?

Effectivement, j’ai fait partie des 10 finalistes Europe de concours de customisation. J’aime travailler sur toutes sortes de supports, répondre à différentes contraintes techniques. Avant les Beaux-arts je dessinais des vêtements. C’était la première fois que j’habillais une chaussure et cela m’a beaucoup amusé, j’ai travaillé pour le concours myspace dans le cadre d’un loisir.

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D’après toi, qu’est-ce que t’ont apporté les Beaux-Arts ?

La possibilité d’explorer différentes techniques et de s’affirmer dans ses domaines de prédilection. L’école permet également de vrais échanges entre les étudiants, eux-même et les professeurs artistes ou non . L’école des beaux-arts est un beau souvenir pour moi.

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Ton univers créatif est remplit de poésie j’oserais dire féminine aussi bien douce que violente, il y a t’il une source d’inspiration à ce constat ?

Je fabrique mes propres langages en tant que nécessité. Violence et douceur comme les métaphores de mon histoire. La poésie me permet d’être en décalage. Ne pas être trop près…. Je préfère être dans la suggestion. Présenter un travail très radical m’intéresse moins qu’il y a quelques années. Il est important pour moi, du moins maintenant, que celui qui regarde ne soit pas complètement perdu, j’ai besoin que l’on comprenne le sens de l’œuvre ou bien qu’on puisse lire un peu de ce qui y est raconté.

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TRAVAIL – ART
Quelle définition donnes-tu au « dessin contemporain » ?

Peut-être… la liberté sur papier…

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En effet, une impression de liberté ressort dans tes travaux, penses tu qu’elle est instinctive ? Du moins, j’ai l’impression que tu fonctionnes souvent ainsi… à l’instinct voire à l’instant ?

C’est vrai, j’ai une démarche plastique assez instinctive mais je ne fonctionne pas toujours comme cela dans mon travail. J’essaie, dans le moment, d’être la plus sincère possible – dans la gestuelle et dans le sens. Certaines formes naissent d’elles même mais il m’arrive souvent de les contredire. L’importance n’est pas seulement donnée au geste instantané ou à la pensée immédiate mais aussi aux tentatives d’une construction réfléchie.

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Dessin, peinture, écriture, grattage… est-ce une finalité ou le début de ce que l’on peut trouver dans tes œuvres ? Va t’il y avoir une évolution technique ?

L’utilisation éclectique des médiums dans ma peinture répond à différentes émotions cérébrales et plastiques. Je vais au plus proche de ce que je veux rendre, de ce que je ressens. Chaque couleur, chaque matière choisies ne pourraient pas être une autre, j’écrivais sur mes toiles « c’est 6 et pas 3 ». J’utilise aussi beaucoup l’écriture miroir, les phrases étant issues d’une pensée automatique. J’ai depuis peu, commencé à utiliser des objets comme des fleurs en plastique, que je colle sur mes toiles ou dessin. J’essaie de lier les objets en 3D, le dessin et la peinture de façon à ce qu’ils se confondent. Les éléments interagissent entre eux et existent par les autres.

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ACTUALITÉ – DÉSIRS
Tu as fait quelques livres pour enfants, qu’est-ce que celà t’a apporté ?

J’ai commencé à écrire des contes il y a une dizaine d’année. Mon premier texte était « Petit » que j’ai quand même du édulcorer pour qu’il soit destiné à un public jeunesse. Depuis j’ai réalisé 9 livres. J’ai souvent commencé par écrire le texte mais avec, à chaque fois des idées assez précises des illustrations. Pour « une graine » j’ai travaillé dans l’autre sens. C’est-à-dire que j’ai d’abord fait toutes les illustrations et ensuite répondu aux images par le texte.
Au départ, j’ai imprimé mes livres moi-même, c’était comme des petits objets précieux, puis je les ai fait imprimer en 20 exemplaires chacun, pour une signature à la galerie la Hune Brenner en 2006 et différentes présentations. Ma collection, depuis, a été achetée par le musée « Les Abattoirs » de Toulouse.
Travailler sur mes livres est un vrai plaisir pour moi. A chaque fois que je commence un projet, je rentre dans un nouvel univers qui me tient jusqu’à ce que je termine le livre.
Je suis en train de commencer une collection, dont 2 des premiers ouvrages ont déjà été réalisés : « Poupées » et « Médaille ». Je me suis donné des contraintes techniques pour cette collection : Deux outils et une couleur par livre. Je voudrais qu’elle contienne au moins 5 livres.

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Tu es à la galerie Claude Samuel, que pensent t’ils de ton travail et toi du leur ?

Ce sont des galeristes aguerris qui me font confiance et mettent mon travail en avant. J’ai rencontré Élisabeth Samuel lors du vernissage de l’exposition « Première vue » à laquelle j’ai participé en 2007 et dont le commissaire était Michel Nuridsany. J’avais réalisé une fresque mêlant toiles et interventions plastiques. Élisabeth et Claude Samuel avaient beaucoup apprécié cette œuvre et m’ont proposée qu’on se rencontre. Je suis depuis Mars 2008 dans la galerie. Ils me présentent sur des salons importants comme le salon du dessin contemporain et ne manquent pas de diffuser mon travail quand ils le peuvent. J’aime leur manière d’aborder l’art et nous avons de bons rapports, ce qui me permet de leur présenter mes projets qu’ils respectent.

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Qu’est-ce que tu nous prépare pour cette année ?

Je suis actuellement en train de préparer mon exposition personnelle à la galerie qui aura lieu du 05 mars au 18 Avril. Une de mes œuvres sera exposée au salon de Mai où j’ai été invitée par l’artiste Chloé Julien qui a été lauréate du prix du salon l’année dernière. Je voudrais aussi commencer les illustrations d’un texte que j’ai écrit l’année dernière, qui sera le troisième ouvrage de ma nouvelle collection de livre.

Interview André Sanchez.

2 Comment

  1. Ly says: Répondre

    J’aime beaucoup le travail et les réponses d’Elsa Cha, qui font d’une sincérité et d’une sensibilité évidentes. Je suis par contre beaucoup plus dubitative sur le texte sur l’artiste, que je trouve fort mal écrit, assez peu à propos, et de plus truffé de fautes d’orthographe.

  2. André says: Répondre

    Ly on cherche des rédacteurs, si tu veux nous rejoindre pour nous aider et corriger les fautes tu es la bienvenue !!! 😉

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